Adolescentes

Une expérience

Adolescentes est le résultat d’une expérience peu commune.

Durant cinq ans, Sébastien Lifshitz a filmé deux jeunes filles dans leur quotidien.

Le but ? Filmer au plus près du réel les changements qui surviennent dans la vie des adolescents, avec en filigrane un questionnement sur le déterminisme social doublé d’une enquête sur les familles.

Les protagonistes

Lors d’un casting, le réalisateur Sébastien Lifshitz choisit deux adolescentes : Anaïs et Emma, deux amies, dissemblables et complémentaires.

Anaïs, blonde, est issue d’un milieu modeste. Elle est sociable et enjouée.

Emma, brune, d’un tempérament plus solitaire et réservé, grandit dans un milieu plus privilégié.

Le point de départ du documentaire

Ce sont les douze ans des héroïnes, un âge clef, selon le réalisateur, où l’enfance vient d’être quittée mais où l’insouciance perdure encore.

A partir de là, l’adolescence démarre, les injonctions sociales et familiales se font de plus en plus pressantes. C’est durant ce laps de temps que tout semble se décider. Tant de bouleversements, de tension et de doutes, alors même que dans le quotidien, entre l’école et la maison, il ne se passe pas grand-chose.

Le lieu et le temps

L’action ne se déroule pas dans une grande métropole mais dans une petite ville de province, à Brive, sous-préfecture de la Corrèze.

Pas de grands décors urbains donc, mais un lieu où le passage du temps est rythmé par le changement marqué des saisons, un critère important pour un film qui s’étire sur cinq années.

Les adolescentes sont filmées durant des sessions de 3 à 4 jours (soit 30 jours par an), par une équipe technique réduite.

Si les jeunes filles sont très conscientes de la caméra au début et en jouent, au fur et à mesure des années, elles semblent l’oublier.

Une réalisation de Sébastien Lifshitz

Sébastien Lifshitz filme des jours simples, les rentrées scolaires, puis des anniversaires, des drames aussi parfois, des disputes, et via l’ordinaire de la vie, défile aussi l’histoire de France, les attentats contre Charlie Hebdo, au Bataclan, l’élection d’Emmanuel Macron…

Toute mise en scène de la réalité vient rompre le réel. Devant l’objectif, les deux filles vivaient un fantasme puissant d’être actrices. Elles m’offraient d’abord une image fantasmée d’elles-mêmes. (…) Et puis, généralement, au bout de deux heures, le "show" s’arrêtait et elles redevenaient elles-mêmes. C’est là que le film pouvait commencer pour moi.

Sébastien Lifshitz

Fin

Adolescentes se termine peu après les résultats du Bac… 

Anaïs et Emma ont 18 ans.

A l’issue de ces cinq années de tournage, Sébastien Lifshitz se retrouve avec 500 heures de rushes et plus de 1000 séquences. 

Après six mois de travail de montage conséquent, Tina Baz arrive à une version de 12 heures, pour un produit final de 2h15…

Un documentaire fidèle au vécu des deux adolescentes et qui finalement est le reflet de tous les adolescents d’aujourd’hui dans la société française.

Le bac, reste toujours un grand moment dans la vie d’un adolescent. Il vient valider un futur possible et toutes ces années d’études secondaires. C’est la fin d’un âge. Quelle libération ! Mais c’est aussi un instant très puissant de mélancolie : qu’est-ce qui m’est arrivé ? Qu’est-ce qui va m’arriver ?

Les documentaires de Sebastien Lifshitz
disponibles à notre catalogue

Sébastien Lifshitz est l’auteur de documentaires centrés autour de figures marginalisées, notamment les couples homosexuels âgés dans Les invisibles (2012), la vie de l’une des premières transsexuelles françaises Bambi (2013) et les derniers jours de la féministe Thérèse Clerc dans Les vies de Thérèse (2016).

Les invisibles

Des hommes et des femmes, nés dans l'entre-deux-guerres. Ils n'ont aucun point commun sinon d'être homosexuels et d'avoir choisi de le vivre au grand jour, à une époque où la société les rejetait...

Etoile d’Or du Documentaire de la Presse du Cinéma Français 
César du Meilleur documentaire
Grand Prix – Documentaire au Festival des films Chéries-Chéries

Bambi

Dès sa plus tendre enfance à Alger, Marie-Pierre ne veut s'habiller qu'en robe et refuse obstinément son prénom de naissance : Jean-Pierre. A 17 ans, sa vie bascule lorsqu'elle découvre la revue d'un cabaret de travestis en tournée : le Carrousel de Paris.

Teddy Award du Meilleur Film documentaire 

Disponible le 09/12/2020

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